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 ROMPRE POUR RENAITRE .... MEME SI CA FAIT MAL ....

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Michèle
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MessageSujet: ROMPRE POUR RENAITRE .... MEME SI CA FAIT MAL ....   Mer 22 Juin - 10:44






ROMPRE POUR RENAITRE .... MEME SI CA FAIT MAL ....




Nous associons souvent les ruptures à l’échec ou au chagrin. Mais plus tard, nous réalisons qu’elles nous ont transformés, parfois libérés. En fait, elles jalonnent notre vie.



Tourner le dos. Partir. "Casser", disent les ados. Autant de mots que l’on redoute. Qui n’a pas secrètement rêvé de les rayer de son vocabulaire ? On leur préfère les "toujours", les "jamais", et l’espoir d’une fusion à perpétuité.


Du sentiment d'échec au besoin d'autonomie
Car les ruptures évoquent d’abord l’échec : « Après vingt ans de vie commune, nous nous sommes séparés », « J’avais conçu tout le service, et ils m’ont licencié du jour au lendemain », entend-on. Même quand on est celui qui décide de rompre, c’est souvent à la manière d’une vieille branche d’arbre ou d’une corde usée : en renonçant, en déclarant forfait. « J’ai tout essayé pour arranger la situation, mais je n’y suis pas arrivé. » Pourtant, des années plus tard, on s’apercevra que ce sont ces cassures, décidées ou non, qui ont dessiné le cours singulier de notre vie, unique entre toutes.

D’ailleurs, entre l’augmentation des divorces, les déménagements, les évolutions professionnelles, jamais nous n’avons autant "rompu". Le sociologue Jacques Praïta perçoit dans ce phénomène la montée en puissance de la société de l’autonomie : « On est passé d’une morale du devoir à une morale de l’hédonisme. On doit donc apprendre à avoir la distance suffisante qui permet, s’il y a rupture, de ne pas être détruit. » (in “La Société de l’autonomie”,Editions d’Organisation, 2000).

Un vœu pieux ? « La pression idéologique contraint quiconque à se penser sans attache », affirme le psychologue Claude Mesmin, moins optimiste (in “La Prise en charge ethnoclinique de l’enfant de migrants”, Dunod, 2001). Car elle dénie du même coup les résistances intérieures inconscientes qui se lèvent en chacun de nous quand s’amorce la nécessité de rompre.


L'angoisse de séparation
Notre collaborateur Serge Tisseron, psychanalyste, considère que les années 90 ont été marquées par l’émergence de ces pathologies, regroupées sous le terme d’« angoisses de séparation » : nous aimerions nous conduire en individu libre, mais quelque chose en nous demeure "collé-serré" à l’autre.

Révélatrice de ces névroses collectives, l’utilisation abusive des nouvelles technologies : « Les outils comme Internet ou le téléphone portable créent à distance et à tout moment l’illusion d’une communication rapprochée, et rendent moins nécessaire le travail psychique de la séparation, explique Serge Tisseron. Quant aux parents qui demandent l’installation de Webcams [caméras reliées à Internet, ndlr] dans les crèches, ils se servent d’une technologie nouvelle pour lutter contre leur propre angoisse de séparation. »


La peur d'être rejeté
Il y a aussi ceux qui, mus par une terreur inconsciente de l’abandon, s’échinent à passer d’un job ou d’un amour à l’autre, rompant à chaque fois pour éviter la suprême épreuve : être rejeté. Le sexologue Willy Pasini insiste sur les conséquences de ces "séparations de surface" : « Le changement est utopique s’il se contente d’être une diversion ou une tentative pour donner de la substance à une vie perçue comme dépourvue de sens. » (in “Le Courage de changer”, Odile Jacob, 2001). Une rupture vécue sans conscience, sans élaboration et sans reconnaissance des enjeux psychiques à l’œuvre aboutira difficilement à une transformation positive.

Qu’on se le dise : se séparer n’est jamais facile. Cela implique un travail psychique, qui peut se révéler long et ne s’accorde pas toujours au rythme frénétique de la vie sociale. Rompre, ce n’est pas seulement changer d’adresse ou de statut professionnel. C’est accepter la mort de parties de soi que l’on croyait éternelles ; c’est supporter l’inconfort et la tension d’une situation "entre deux", avec son lot de doutes et de remises en question ; c’est faire un bilan. Le plus souvent, c’est aussi revivre des émotions que l’on avait "blindées". Fabienne s’effondre lors d’un simple déménagement, envahie par la terreur qu’a éprouvée sa famille lors d’un exil vécu vingt ans auparavant ; Jacques, lors de sa mise à pied professionnelle, revit la colère qu’il n’a pu exprimer à son père, parti à tout jamais quand il avait 7 ans.

Les ruptures trop précoces dans l’enfance et/ou trop fréquentes peuvent constituer un véritable traumatisme. Ceux qui les ont subies ne pourront plus supporter, à l’âge adulte, le vide et la solitude qu’implique le processus de séparation, et feront tout pour que rien ne change jamais. Ils n’oseront plus quitter personne, ni faire évoluer leur vie professionnelle, se condamnant à une existence terne et bien peu "vivante".

Penser que l’argent ou le pouvoir nous libéreraient de l’obligation de changer est d’ailleurs l’une des premières croyances dont il faut se défaire. Car chacun d’entre nous s’est construit à partir de séparations : première poussée de vie, l’arrachement du ventre maternel ; à 5 mois, l’amorce d’une "naissance psychologique", lorsque l’on éloigne notre corps de celui de notre mère, commençant à comprendre qu’elle existe en dehors de nous ; le premier jour d’école et, chaque matin, l’adieu à son lit confortable ; le premier chagrin d’amour, etc. Jusqu’à la séparation ultime, la mort.


Se différencier de l'autre
La capacité à se séparer, c’est aussi ce qui aide à se définir et, en se différenciant de l’autre, à devenir pleinement soi. A chaque fois, on est appelé à mobiliser ce qu’on a de plus vivant pour avancer. Ulysse, s’il n’avait quitté Ithaque, aurait-il pu déployer ses énergies et prouver qu’il était un demi-dieu ?

Dans “Je pensais que mon père était Dieu” (Actes Sud, 2001), l’anthologie composée par Paul Auster, Ameni Rozsa, « au bord d’un nouveau naufrage amoureux », profite de sa solitude pour revisiter les ruptures qu’elle a endurées : « Parfois c’est une chance d’être abandonné. Pendant que nous cherchons ce que nous avons perdu, nous pouvons revenir en nous-même. » Une ressource fondamentale pour aller vers la vie que l’on désire vraiment.


COMMENT SAVOIR S'IL FAUT ROMPRE ?
« A chacun sa juste réponse, explique le psychologue Gérard Poussin, qui publie “Rompre ces liens qui nous étouffent” (1). Le moment de rompre renvoie chacun à ses attachements passés. C’est pourquoi personne ne peut savoir “pour l’autre”. En revanche, on peut se faire aider, en demandant à un proche de bien vouloir être un “écoutant”. On lui propose : “J’ai un problème. Surtout, ne me donne pas ton avis. Ecoute mes arguments : d’un côté, les raisons pour lesquelles je veux partir ; de l’autre, celles qui me poussent à rester.” C’est en s’entendant raconter son histoire que, généralement, on trouve la réponse. Ce procédé n’a rien à voir avec le monologue intérieur. Lorsque l’on est en relation avec un autre être humain, un allié, quelque chose en nous se met au clair. C’est toute la différence entre se souvenir d’un rêve et le raconter. Le mettre en mots lui donne tout son sens. Cela, Freud l’avait bien compris : l’inconscient n’accepte de se découvrir que dans la relation à l’autre. »

1- Dans la collection “Il n’est jamais trop tard pour…”, EDLM, à paraître le 17 septembre.


A LIRE :
• “La Rupture pour vivre” de Simone Barbaras.
Toutes les ruptures peuvent libérer des forces de vie et de créativité. L’auteur nous le démontre à l’aide de nombreux exemples (J’ai lu 2000).

• “Rompre sans tout casser” de Linda Bérubé.
Livre pratique pour résoudre les problèmes que pose une rupture familiale, et aider les personnes qui y sont confrontées. (Editions de l’Homme, 2001).



Pascale Senk
septembre 2001


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MessageSujet: LES RUPTURES FONT GRANDIR ....   Mer 22 Juin - 10:55









LES RUPTURES FONT GRANDIR ....



Dans ses “Renoncements…”, Judith Viorst évoquait les cassures de la vie, de la première, la séparation d’avec la mère, à l’ultime, la mort. Un ouvrage référence depuis dix ans.



ournaliste et écrivain, Judith Viorst est diplômée de l’Institut psychanalytique de Washington. Rendue célèbre par ses “Renoncements nécessaires” (parus chez Laffont en 1988), elle est également l’auteur de “Renoncer à tout contrôler” (Laffont, 1999).


Pourquoi est-il si important de rompre ?
Certaines ruptures sont nos seuls moyens d’avancer. Nous ne pouvons y échapper. Par exemple, lorsque l’on vit des relations amoureuses qui ne marchent pas bien, c’est important de les faire cesser pour devenir un être intègre. Même si cela fait mal et peur, partir est parfois absolument nécessaire. Tout comme l’enfant qui, sécurisé dans les bras confortables de sa mère, ne voit pas pourquoi il partirait, on ne sait pas que l’on ne devient un être humain adulte qu’en se séparant.


Mais sur le moment, on n’est pas toujours conscient des bénéfices futurs…
Absolument ! On pense, par exemple, que l’on vit avec quelqu’un d’essentiel, que notre vie serait détruite sans lui. En fait, on est pris dans des rapports de contrôle et de domination, et comme on aime passionnément cette personne, on ne voit pas quel intérêt on aurait à partir. Parfois, quelques années plus tard, on remercie Dieu que cette personne nous ait quitté !


Avec l’expérience de la vie, devient-il plus facile de rompre ou bien est-ce à chaque fois une nouvelle bataille ?
Les deux sont probablement vrais. Quand quelque chose fait mal, ça fait vraiment mal. Mais à 50 ans, on peut se dire : « J’ai déjà souffert, j’ai déjà été sonné et je me suis relevé. Je crois que j’ai encore la force de me relever. » Donc, même si cela reste une lutte, on a, quelque part en soi, la conscience que l’on sait comment s’en sortir. Le but de la vie n’est pas d’éviter le choc des ruptures, mais de faire grandir cette confiance en soi qui permet de continuer en n’étant pas détruit par les pertes. En vieillissant, on devient de plus en plus conscient de cela. Ce qui n’empêche jamais la peine immense que l’on peut ressentir.


Rompre peut-il être un plaisir ?
Je remarque que la plupart du temps, c’est un plaisir… rétrospectivement ! On regarde en arrière et on se dit : « J’ai bien fait de divorcer ou de quitter ce job qui n’utilisait que 10 % de mon potentiel… » Mais sur le moment, ça n’a rien de plaisant. Nous ne vivons pas la vie en philosophes, mais en êtres humains qui pleurent, souffrent et saignent. Je crois que l’on devient meilleur en se relevant des pertes et de la souffrance, que l’on devient un peu plus sage en avançant. Parfois, je pense à tous ces hommes avec qui j’aurais pu me marier, et je me dis : « Ouf ! Heureusement qu’on ne l’a pas fait ! »


Pensez-vous que l’on progresse toujours d’une rupture à l’autre ?
Non. Je crois que l’on peut être détruit par des pertes. Il faut toujours se battre pour sortir du tunnel. Certains n’y arrivent pas. Il ne suffit pas de s’asseoir et de vivre des ruptures pour progresser. Il faut aussi avoir la volonté de se battre. Cela demande beaucoup de conscience, d’efforts, de supporter certains degrés de souffrance avec lesquels on va travailler, et comprendre pourquoi on en est là. C’est alors l’expérience, et surtout la conscience que l’on a mise dans cette expérience, qui font croître, et progresser.




Propos recueillis par Pascale Senk
septembre 2001








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MessageSujet: COMMENT FAIRE SON DEUIL   Mer 22 Juin - 11:17






COMMENT FAIRE SON DEUIL





Divorce, décès ou simple déménagement… Qu’un changement brutal survienne, et c’est un pan de notre monde qui s’écroule. Il existe des moyens d’en atténuer la douleur. Le point avec Yves Prigent.



yves Prigent : sa formation psychanalytique et son intérêt pour l’anthropologie ont poussé ce psychiatre à se spécialiser dans les traumatismes de deuil. Il exerce à Quimper.


Un médecin était venu me consulter pour une dépression profonde.
On pouvait imaginer qu’il avait été précipité dans cet état par une rupture violente, un grave problème professionnel, un deuil inattendu. Or, rien ne venait expliquer cette chute libre. Ce n’est qu’après la mise en œuvre d’un traitement médicamenteux et psychologique que nous avons compris ce qui l’avait plongé dans ce marasme. Afin d’effectuer des travaux chez lui, cet amateur de peinture avait dû déménager toute sa collection de tableaux. En quelques heures, il n’a plus eu sous les yeux ce véritable reflet de lui-même, construit tout au long de sa vie. Ce qui était son univers avait disparu.

Cet exemple montre que l’on peut souffrir autant de la perte de certaines représentations familières que de celle d’une personne aimée. C’est exactement ce qui se produit lors d’une séparation désirée, comme un simple déménagement : nous croyons avoir choisi de perdre notre environnement habituel au profit d’un autre, mais cette séparation nous fait souffrir. Ce paradoxe nous montre que nous sommes dépendants du monde que nous avons construit, de notre environnement familier. Le problème est d’autant plus important que cette dépendance est le plus souvent inconsciente.

Son effet est tragiquement décuplé lors d’une rupture “passive” – décès par accident, divorce violent, licenciement imprévisible. On perd alors un objet d’amour, mais aussi le monde auquel on était attaché. Il existe des moyens d’atténuer la douleur de ces arrachements, l’effet de ces traumatismes, et de faciliter la mise en œuvre d’un “travail de deuil” dynamique et salvateur. Winnicott les a appelés “conditions facilitantes”.






Eveiller l’imaginaire



Lorsqu’un deuil survient, ou lors d’une rupture difficile parce que non souhaitée, notre monde familier s’écroule. C’est le “désenchantement”, la perte de ce qui nous aide à garder confiance en nous-mêmes et en la vie. Pourtant des images, des lieux, des musiques peuvent contribuer à redonner couleurs et vie à ces moments de désarroi.

Depuis toujours, les hommes ont eu recours à des cérémonies, à des chants ou encore à des gestes inspirés par la paix et la beauté à l’occasion des deuils et des funérailles. Ce rapport à l’esthétique et à l’harmonie possède une véritable fonction restauratrice pour l’âme en danger de dissolution. Il en est de même des antiques croyances en un au-delà bienheureux, dans une vision d’une après-vie paradisiaque. Le recours à l’imaginaire, à la beauté, est indispensable, car la priorité n’est pas de “se prendre la tête”, mais de s’éveiller le cœur.






Donner un sens à son chagrin



Une de mes patientes avait vécu une séparation à travers une série d’événements chaotiques et, pour elle, incompréhensibles : départ précipité de son compagnon, disparition d’objets familiers de leur appartement, hostilité de ses enfants, diminution brutale de son compte en banque, etc. Avec mon aide, elle a pu faire le récit de ce passé récent et donner sens à chacun de ces événements, transformant des traumatismes opaques en chagrin véritable et dicible. Elle a ainsi retrouvé la capacité à se projeter dans l’avenir.
Raconter l’histoire de la personne disparue, la vie commune avec elle, permet en effet de débloquer le mouvement de la pensée, de l’empêcher de tourner en rond autour de la souffrance, l’enfermant ainsi dans un “enkystement” douloureux. Même si les propos sont nostalgiques et pénibles, ils sont consolateurs et restructurants dans la mesure où ils représentent la continuité de l’existence. Dans le cas d’une rupture, il est quelquefois difficile de trouver une personne susceptible de nous écouter. On peut alors s’adresser à un professionnel de la psy, qui saura recevoir notre récit et aider à restaurer son unité et sa continuité.






Partager l’expérience


Jeanne croyait que la rupture violente d’avec son compagnon était de l’ordre de l’inhumain, de la catastrophe, de l’innommable. La rencontre fortuite d’une jeune femme inconnue, dans l’anonymat d’un compartiment de chemin de fer, à qui elle s’est confiée et qui avait elle-même vécu une situation étonnamment semblable, lui a permis de découvrir que son “désastre” faisait partie du destin humain commun et partageable.
Parler avec quelqu’un qui a connu la personne disparue ou séparée, qui a partagé d’une manière ou d’une autre des moments de notre vie avec elle est aussi un bon moyen d’empêcher la pensée de se dissoudre. Malheureusement, dans un divorce, il arrive souvent que, en raison de leur implication affective, les amis communs s’éloignent ou hésitent à recevoir des confidences.
Là encore, si on ne trouve aucun interlocuteur familier, la rencontre avec un professionnel permet de redonner une certaine cohérence à ces expériences, car elles se ressemblent beaucoup : “Le malheur au malheur ressemble, il est profond, profond, profond.” (Aragon)






“Parler” à la personne décédée


Lors d’un deuil, de nombreuses personnes parlent spontanément à la personne décédée comme si elle était toujours “réellement” là. Dans le cimetière d’un petit port de pêche près de Quimper, il est courant d’entendre la veuve d’un homme péri en mer lui raconter les événements du pays, les bonnes ou mauvaises pêches des bateaux qu’il connaissait, lui donner des nouvelles des enfants et des petits-enfants. Il n’y a pas lieu d’avoir honte de ce comportement : il est sain et réparateur. Ceux qui ne voient là qu’illusion absurde sont ceux qui s’imaginent que la parole n’est qu’un outil de communication.






Penser la séparation



La séparation qui ne permet aucun travail de pensée sur ses causes, ses conséquences, ses modalités, la “chute impensable”, comme la nomme Winnicott, peut conduire à des états mélancoliques et des dépressions graves, voire des psychoses aiguës. Cela se produit fréquemment lorsqu’un proche meurt dans un accident absurde et imprévu.

Il y a quelques années, j’ai assisté à un accident de voiture. Le conducteur était juste “sonné”, mais son épouse est morte sur le coup. Lorsque j’y ai fait allusion, le lendemain, en allant lui rendre visite à l’hôpital, cet homme n’a pu que me répondre : “Je sais, elle est très fatiguée.” Il n’est sorti du déni de cette réalité, pour lui insupportable, que pour entrer dans un état mélancolique grave. Ce n’est qu’après un traitement important qu’il a pu penser la disparition de son épouse.

Il est donc souhaitable qu’une rupture ou un décès ne soit pas hors du champ de la pensée. Il faut pouvoir se les représenter aussi clairement que possible, selon la philosophie implicite ou explicite qui nous est propre : stoïcisme volontariste, fatalisme plus ou moins teinté de foi religieuse en la providence, grilles de lecture psychologiques ou psychanalytiques, etc. Ce déchiffrage peut faire affluer des idées, des questions, et réamorcer le processus de pensée et de parole. L’impensable, c’est une chute sans parachute, un saut à l’élastique sans élastique. La pensée, dans ce domaine, c’est le parachute… Il n’empêche pas la plongée, mais évite que l’on se fracasse au sol.


Retrouver les gestes de la vie
Pour qu’une rupture, une séparation, un deuil ne soit pas dévastateur, il faut s’attacher à maintenir son intégrité physique et psychique, sa cohérence intérieure. On évite de s’abandonner à son “triste sort” en ne négligeant pas les gestes élémentaires de la vie : se laver, changer de vêtements, se nourrir correctement, ne pas recourir aux produits toxiques, en particulier l’alcool. En s’occupant de soi, en usant d’une certaine sollicitude envers son propre corps, en prenant soin de soi-même, on combat le vertige d’une identification mortifère à l’objet perdu. »





LE CHAGRIN :


Peine, tristesse, souffrance, douleur, désespoir… Peu de mots ont autant de synonymes que « chagrin ». Or, c’est l’un des rares termes dont l’étymologie reste inconnue. S’il n’est pas une maladie, il est pourtant contagieux : voir un autre pleurer peut réveiller en soi d’anciennes blessures. Ne peut-on mourir de chagrin, comme ces vieux couples qui se suivent de près dans la mort ?

Le chagrin n’a rien de superficiel ni de honteux – même si l’on a appris aux hommes à ne pas pleurer. C’est une nécessité, car il permet d’entrer en contact avec soi, d’intégrer la séparation. Refréner sa peine, c’est s’interdire d’être soi-même, d’évoluer. Voilà pourquoi, dans “Le Temps retrouvé”, Marcel Proust a écrit : « Le bonheur est salutaire pour le corps, mais c’est le chagrin qui développe l’esprit. »






A LIRE :


D’Yves Prigent
• “Vivre la séparation”
Pour le psychiatre, la séparation est un temps de la vie qui conditionne notre élan vital
et notre liberté (Desclée de Brouwer, 1998).

• “La Souffrance suicidaire”
Un éclairage psychanalytique sur les mécanismes et les causes de cette progressive défaillance de l’âme (Desclée de Brouwer, 1994).




Propos recueillis par Erik Pigani
septembre 2001




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MessageSujet: LA SEPARATION .... LES EXPERTS DISENT ...   Mer 22 Juin - 11:32

REVIVRE APRES ....



Martine Teillac est psychanalyste, elle s'intéresse tout particulièrement aux problèmes du couple et à la communication à l'intérieur de celui-ci. « Un divorce est une épreuve terriblement douloureuse. Mais, ajoute-t-elle, la vie ne s'arrête pas avec une rupture. »



1) Pourquoi tant d'angoisse à refaire sa vie après un divorce ?

Après une rupture qui a pu s'avérer traumatisante, il arrive souvent que l'on amplifie son angoisse et ses inquiétudes en se projetant dans l'avenir alors que l'on n'a pas encore pris le temps de faire complètement son travail de deuil. La rupture est une forme de mort. C'est tout à fait vrai. Mais c'est aussi l'occasion qui nous est donnée pour aller chercher au fond de nous-même des ressources, des capacités que nous nous ignorons souvent. Il faut aller au bout de ce travail sur soi, regarder le monde autour de soi, le respirer, vivre l'instant présent. Il faut savoir se donner le temps et ne pas anticiper sur l'avenir.



COMMENT SAVOIR SI ON L AIME ENCORE



Comment savoir si l'on aime encore ou si l'on est simplement devenu dépendant de l'autre ?

L'amour n'est pas la dépendance. C'est le bonheur d'être ensemble et de participer à un projet commun plus ou moins clairement défini. L'amour se projette dans l'avenir et porte en lui une vertu constructive. Il est important de savoir si c'est ce que l'on ressent vraiment.
Ce n'est pas simple, mais il faut savoir s'écouter et écouter au fond de soi un projet de vie que l'on a peut-être et qu'il serait bon de mettre en œuvre. Il faut prendre le risque de vivre ! Il n'y a pas d'autre choix.

2) Comment être sûr(e) que tout est réellement fini ?

Avant de partir éventuellement, il faut essayer de mettre des choses à plat avec son partenaire. Comprendre d'où peut venir un éventuel manque de communication, manque de complicité, manque d'amour. Une première étape consiste à trouver ensemble des solutions qui soient raisonnables pour les deux. Mais si le constat est pour l'un et l'autre, qu'il n'y a vraiment plus d'amour dans le couple, et bien, il faudra avoir le courage de partir avec la certitude d'avoir tout tenter pour que ça marche et de n'avoir par conséquent, rien à regretter.




DE LA CULPABILITE DE ROMPRE



Il est si dur de supporter de faire souffrir l'autre en le quittant.

On ne reste pas avec quelqu'un parce que ce quelqu'un nous aime. On reste avec quelqu'un parce que au niveau des sentiments, on est en phase. Et il arrive que ce ne soit plus le cas. Personne n'est responsable de ses sentiments ni des sentiments de l'autre. Il n'y a donc pas de coupable. Ceci donne donc toute liberté pour rompre quand cela devient nécessaire.





LES ENFANTS ET LE DIVORCE




Comment gérer sa culpabilité par rapport aux enfants ?

Le problème de la culpabilité dans un divorce se pose souvent : on a investi dans la création d'une famille que l'on souhaitait voir réussir. On éprouve à tort le sentiment que l'enfant va nécessairement en pâtir. Or il s'avère qu'il est beaucoup moins nocif pour un enfant de voir ses parents se séparer, que de vivre dans un climat plus ou moins franchement conflictuel dans lequel le petit sent que les parents ne s'aiment pas. Une séparation expliquée, en mettant bien l'accent sur le fait que le père restera le père toute sa vie, et la mère de même, est beaucoup plus facile à supporter surtout si l'on prend soin d'expliquer que personne n'est coupable dans cette histoire.

2) Que répondre à des adolescents qui jugent le parent qui veut divorcer ?

Les enfants n'ont pas à dicter ce que leurs parents peuvent ou ne peuvent pas faire. Si non, ils jouent le rôle de parents, ce qui n'est pas leur rôle. Et pire, ils jouent le rôle de parents normatifs. Chacun sait ce qui est bon pour lui. Personne d'autre
D'autre part, quand ces adolescents seront devenus adultes, ils auront leur propre vie, leurs propres choix et ils apprendront eux aussi ce que peut être une vie de couple. Si nous parents, souhaitons transmettre à nos enfants quelques libertés et quelque libre-arbitre dans ce domaine, nous devons commencer par nous donner à nous-mêmes cette liberté et ce libre -arbitre.



tous ces articles proviennent de PSYCHOLOGIE.COM




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MessageSujet: QUAND ON NE QUITTE PAS SES EX ...   Mer 22 Juin - 12:23






Pourquoi on ne quitte pas ses ex





On s’aime, on se quitte… Enfin, presque. Amants, amis, aujourd’hui, la frontière tend à s’estomper. Peur de la séparation, de l’abandon…, ou nouvelle conception de l’amour ?



’ai voulu que tu saches, que tu conserves ce que j’avais écrit de nous alors et qui explique peut-être pourquoi, depuis, nous ne nous sommes jamais vraiment lâchés. Nous n’avons jamais cessé de nous aimer, depuis plus de deux décennies, quelle que soit la forme de notre relation. Cette dernière fait partie de ce que la vie m’a apporté de riche et je trouve heureux que ceux qui nous entourent et t’aiment le sachent avec simplicité.

Quelques lignes offertes dans une lettre à l’occasion de l’anniversaire d’une femme que Pierre a aimé et aime encore. Différemment. Parce que l’amour, polymorphe, ne s’éteint pas toujours au moment où les amants mettent fin à la relation amoureuse. « Nous sommes en train de réussir notre sortie », a noté Pierre dans son journal au moment de la rupture. « Comment ? Deux attitudes simples : un, personne n’est coupable ; deux, ce n’est pas la fin de nos relations. Ça paraît simple, mais ça peut buter à tout moment sur le ressentiment incohérent ou la nostalgie poignante de l’un des deux. »


Réussir l’amour après l’amour
Aujourd’hui, comme Pierre, de plus en plus d’hommes et de femmes font le pari de ces relations. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, on ne parlait pas de ses ex, ou alors furtivement, avec gêne, culpabilité ou une désinvolture plus ou moins feinte. Désormais, ils ne sont plus bannis de notre vie comme au temps où le divorce était vécu comme un épisode honteux et tragique. L’ex a acquis un véritable statut. On l’évoque avec ses amis, sa famille, on le présente et on le fréquente ouvertement. Particularité de notre époque, nous avons plusieurs vies affectives en une vie. De fait, de cycle en cycle, nous fabriquons des ex qui continuent la route avec nous, mais à une place différente. « Les recompositions familiales d’après divorce ont donné le “la” de cette tendance, avance la psychanalyste Isabel Korolitski. Désormais, enfants ou pas, on recompose et on continue à se voir. On ne rompt plus systématiquement avec ses amours, on cumule passé et présent. »

Autre singularité de notre temps : la généralisation dans notre société des relations "potes". En amour comme au travail, le consensus prime désormais sur le conflit, la tiédeur des sentiments sur la passion. « C’est un véritable phénomène de société, renchérit Robert Gellman, sexologue et directeur de l’enseignement de sexologie à l’université Paris-V, à Paris. On a maintenant ses ex comme on a ses amis. Dans les jeunes générations, l’acte sexuel n’est plus aussi impliquant qu’autrefois, il n’a plus systématiquement valeur d’engagement, il a de plus en plus tendance à appartenir au registre de la camaraderie. D’ailleurs, beaucoup de mes patients parlent de leur partenaire sexuelle du moment comme d’“une bonne copine”. » Aussi, quand la relation sexuelle prend fin, la relation affective et amicale, elle, se poursuit tout naturellement.


Garder le meilleur de la relation
Complicité, stimulation intellectuelle, connaissance sans complaisance de l’autre… Les motivations qui nous poussent à garder des liens avec nos ex ont toujours à voir avec le souci de préserver et de continuer à faire fructifier ce que la relation a produit de meilleur. « Je ne vois pas pourquoi Mathieu et moi aurions cessé de nous fréquenter après notre rupture, confie Armelle, 36 ans, mariée depuis quatre ans et maman d’une petite fille de deux ans. Cela fait dix-sept ans que l’on se connaît. Nous avons vécu cinq ans ensemble, le temps de nos études. Il connaît mon mari, je connais sa femme, mais nous ne nous fréquentons pas en couple. Nous avons une complicité et une confiance l’un dans l’autre à toute épreuve. »

Même évidence tranquille chez Thomas, 38 ans, qui « recycle ses ex en amies », parce qu’il les considère comme « les cailloux blancs du Petit Poucet, des balises précieuses sur le chemin de la vie ». Sophie, 34 ans, n’imagine pas non plus cesser de fréquenter Louis : « Il me connaît mieux que moi-même, il m’avertit des dangers de telle relation ou de tel projet professionnel, il voit clair dans ma vie. Quant à moi, je le fais rire, je dédramatise, c’est un angoissé à la Woody Allen. Nous vieillirons ensemble, ça, c’est sûr. »


S’épargner l’épreuve du manque
Ne rien laisser derrière soi, ni son enfance ni ses amours, est également une constante de notre époque. Pour les psys, le désir de garder ses ex est l’expression d’une angoisse de séparation, une façon de refuser la marche inexorable du temps. L’ex, comme un rocher fiché dans l’océan mouvant de nos relations. Un repère sécurisant qu’Isabel Korolitski n’hésite pas à qualifier de "relation doudou". L’ex, objet transitionnel que l’on ne peut pas quitter. L’ex, comme Autre toujours présent, figure maternelle rassurante d’autant plus idéalisée que l’on ne partage plus le quotidien avec lui.

« J’ai vécu plus de deux ans avec Laurène, explique Rémi, 41 ans. Nous nous sommes rendu compte assez vite que la vie commune était impossible entre nous : beaucoup trop d’incompatibilités. Nous nous sommes séparés depuis trois ans et les mauvais côtés se sont estompés pour laisser le meilleur : aujourd’hui, je ne vois que ses qualités, sa finesse, son humour. »

Nombreux sont aussi ceux qui recyclent leur histoire d’amour en amitié amoureuse pour repousser le spectre du vide ou de l’abandon, ils mettent fin à la relation amoureuse et continuent de se fréquenter pour ne pas souffrir du manque. « Mais attention, pour pouvoir reconstruire avec un autre, il faut de la place, il faut traverser le manque ! », prévient Isabel Korolitski, qui met en garde contre ceux que l’on conserve près de soi pour ne jamais connaître la douleur de la séparation.


Explorer de nouveaux sentiments
Mais rester proche de son ex, c’est aussi, pour de nombreux hommes et femmes, se donner la possibilité d’explorer des émotions et des sentiments hors des chemins strictement balisés du couple et de l’amitié. Conseiller, confident, âme sœur, parent, amant potentiel… L’ex que l’on garde acquiert un statut forcément particulier. « J’ai toujours des relations privilégiées avec deux de mes ex, confie Romane, 31 ans. Avec eux, j’apprends le monde des hommes côté coulisses. On se raconte nos histoires de cœur, on se conseille. Patrice a quinze ans de plus moi, il s’occupe de moi comme un père, il me cultive, me sort. Axel, c’est mon petit frère. On regarde la télé en mangeant des pizzas, on connaît nos vies par cœur. Avec l’un, je suis dans la séduction sans sexe ; avec l’autre, dans la complicité de l’enfance. Je ne pourrais pas me passer d’eux, je les aime vraiment. »

Jérémie, 43 ans, séducteur impénitent selon ses propres termes, reconnaît qu’il voit dans ses ex des « conquêtes toujours possibles » et avoue qu’il serait malheureux de s’apercevoir un jour qu’il « ne leur ferait plus aucun effet ». Rapports charmeurs, propos ambigus, attitudes parfois provocantes, Jérémie et ses ex ont des relations « sexy, ludiques et amicales », le sexe n’étant plus l’enjeu central, il ne reste plus que le plaisir complice d’une séduction entre « joueurs consentants ».

Pour Robert Gellman, ne pas rompre avec ses ex est aussi une façon de garder à portée de main l’album érotique de sa vie. « Et c’est aussi, notamment pour les hommes, une façon de stimuler sa libido, poursuit le sexologue. Soit par l’évocation mentale, soit en entretenant avec l’autre un petit jeu de séduction érotique. » « J’aime “chauffer” mes ex pour tester mon pouvoir, raconte Julie, 28 ans. Ils jouent le jeu, personne n’est dupe. On échange des petits bisous, on se frôle, mais ça s’arrête là. » Pour elle, « recraquer serait inimaginable, car bien trop prise de tête ».


Conjuguer sexe et amitié
« De temps en temps, on se tient chaud, dit Violette, 33 ans. Ce n’est ni programmé ni vraiment une surprise. J’ai remis le couvert quatre ou cinq fois en trois ans avec mon ex, ça correspondait à des périodes de creux, de vague à l’âme, pour lui comme pour moi. On était certains de passer un bon moment ensemble, suivi de vraie tendresse. »

Désir de se rassurer sexuellement, de céder à la nostalgie du passé, tentation d’aller vérifier encore une fois que le feu est bien éteint, ou expression charnelle d’une tendresse profonde, les motifs de "rechute" avec un ex sont nombreux. Et les passages à l’acte beaucoup plus fréquents qu’on ne le croit. « Côté hommes comme côté femmes », précise Robert Gellman. Hier encore, les hommes seuls vivaient « une sexualité de clan » en recouchant avec leurs ex. Aujourd’hui, de plus en plus de femmes l’assument. Mais pour les uns comme pour les autres, une chose est certaine : renouer sexuellement n’est pas renouer tout court.


LA PLACE DU CONJOINT :
En matière d’ex, il y a deux "clans" de conjoints :

1) ceux qui opposent un veto définitif
2) et ceux qui acceptent.

Les premiers ont du mal à envisager que leur partenaire ait aimé avant eux, les seconds ne se sentent pas menacés par la persistance de liens affectifs incluant un tiers. Preuve de maturité ou soumission affective ? Pour les psys, accepter que son conjoint continue à fréquenter son ex relèverait plutôt du second cas de figure. Pour deux raisons : celle de ne pas assumer quelque chose de l’ordre de la jalousie ou celle de sa propre place dans le couple. Notamment pour les femmes qui, par peur de passer pour des mégères ou de perdre l’autre, affirment qu’elles n’ont rien contre le fait que leur conjoint voit son ex.

Autre explication "psy" : le fantasme homosexuel. Savoir qu’il y a eu relation sexuelle entre son conjoint et un tiers permet d’avoir accès en fantasme à un partenaire de même sexe.


TEMOIGNAGE :
Lucie, 37 ans : « Il ne sera jamais mon ami »
Refus du compromis, amour sacralisé, blessure longue à cicatriser…, pour certains, l’ex ne peut appartenir qu’au passé. Définitivement. Témoignage d’une irréductible.

« J’ai été passionnément amoureuse de Laurent. Notre histoire a duré deux ans, il n’était pas libre. Le soir où nous nous sommes quittés, il m’a dit : “Laissons passer un peu de temps et restons amis.” Je n’ai jamais rien entendu de plus affreux. Pour rester ami, il faut l’avoir été avant ou ne plus avoir de désir ou être désespéré au point d’accepter de se nourrir de miettes. Comment peut-on rester amis, quand on aime encore d’amour ? Pas une seconde, je ne pouvais m’imaginer dîner avec lui pour parler de tout et de rien, l’embrasser sur la joue, le quitter en se disant “à bientôt”.

Quant à laisser passer du temps, pour quoi faire ? Se retrouver pour plonger dans les regrets, les remords ou pire dans l’ennui ? Je ne crois pas au recyclage systématique des relations. Je pense qu’il y a des amants, des amis et des amours qu’on doit laisser sur le bord du chemin. Le manque, la douleur, ça enseigne aussi. C’est pour ça que ce soir-là je lui ai dit : “Moi, je ne veux plus te revoir.” Ça fait un an que je ne l’ai pas revu, il ne sera jamais ”mon ami”. »




Flavia Accorsi
décembre 2002





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ROMPRE POUR RENAITRE .... MEME SI CA FAIT MAL ....
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