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 LA SOLITUDE .... CELLE QUI PLAIT ....CELLE QUI FAIT HURLER

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Michèle
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MessageSujet: LA SOLITUDE .... CELLE QUI PLAIT ....CELLE QUI FAIT HURLER   Mer 22 Juin - 11:57








Solitude : la subir ou la choisir




Elles la revendiquent et la regrettent, l’aiment et en souffrent, souhaitent la rompre mais craignent la rencontre… Dans tous les cas, les femmes vivent leur solitude comme une pause imposée par la vie, une plongée en soi. Qu’il faut mettre à profit pour plonger au fond de soi. Confidences de femmes seules.



n matin de janvier, à la rédaction de “Psychologies magazine”. Mise au point du synopsis du dossier "Femmes seules". La discussion s’anime rapidement. Première pierre d’achoppement : les mots. « C’est quoi une femme seule ? Une célibataire ? » « Et les maîtresses d’hommes mariés ? » « Et les divorcées qui vivent avec leurs enfants ? » « Et celles qui sont amoureuses, mais qui vivent chacun chez soi ? » D’un côté de la table, les « en couple » ; de l’autre, les « toutes seules ». Qui refusent parfois l’expression : « Je ne me sens pas seule. Ce n’est pas parce que je n’ai pas d’homme dans ma vie que je suis isolée. » Ou qui acceptent la contradiction : « Oui, j’ai envie d’un homme dans ma vie, seulement, je n’en ai pas besoin. Oui, c’est parfois une souffrance, mais c’est une souffrance mesurée. »

Un débat passionné, à la mesure des préjugés et des fantasmes que l’on plaque sur les femmes seules. Aujourd’hui, elles sont devenues un phénomène de société en évolution. A ce titre, elles échappent aux caricatures qu’elles suscitaient auparavant. Finies les rosières et les vieilles filles handicapées du cœur et des sens. Mais finies également les "célibattantes" conjuguant célibat et réussite professionnelle, écrasant les hommes sous leurs talons aiguilles et noyant leurs angoisses dans des gin-fizz… Actuellement, rares sont celles dont la solitude est un choix de vie. Et beaucoup pressentent qu’elles peuvent être amenées à la vivre, un jour ou l’autre, comme une pause entre deux histoires d’amour, un temps de calme avant que le cœur ne se remette à battre.





La solitude refuge


« Comme beaucoup de monde, j’ai commencé par vivre en couple, raconte Danièle, 50 ans. Cela a duré six ans. En 1980, je me suis retrouvée seule, et cela n’a pas changé depuis. J’ai vécu d’autres belles histoires, mais toujours “chacun chez soi”, entrecoupées de périodes de célibat. La solitude n’a jamais été une souffrance pour moi puisque, succédant à des ruptures inévitablement douloureuses, elle était un apaisement, un repli vital. »

La solitude peut même être un soulagement, comme pour Elsa, 38 ans, qui apprend à vivre seule après deux ans de bataille dans un divorce douloureux : « J’aspirais tellement à sortir de ces incessants conflits que je savoure ma solitude. Bien sûr, elle est peuplée, puisque j’ai deux jeunes enfants ; elle est parfois angoissante parce que je dois brutalement faire face, seule, à des soucis matériels et pratiques. Mais que l’on ne me parle pas d’un homme dans ma vie. Cela viendra sans doute un jour, mais, pour l’instant, je suis dans le rejet. »

Vécue comme le deuil à faire d’une histoire d’amour, la solitude des "désaimées" est souvent douloureuse. Lorsque, après trente-cinq ans de mariage, son mari est parti avec une femme plus jeune qu’elle, Jeanne, 62 ans, s’est écroulée : « Dans les six mois, j’ai déclaré un cancer du sein. Mon chirurgien m’a expliqué combien ce type de cancer pouvait être consécutif à un choc émotionnel violent. J’ai décidé qu’après m’avoir blessée, mon mari ne me tuerait pas. J’ai le souvenir de mois terribles où j’ai réalisé que je n’avais vécu que pour lui et nos enfants. A près de 60 ans, il me fallait découvrir la solitude et l’apprivoiser. Aujourd’hui, je la savoure comme une sécurité : je ne m’inquiète plus des réactions de l’autre, je ne suis plus dans l’attente, je ne rends de comptes à personne. Pour une femme de mon âge, apprendre à vivre seule, c’est une renaissance et une rééducation en même temps. »





La solitude souffrance


Qui dit rééducation dit souffrance, combat contre des inhibitions profondes. Emma, 33 ans, seule depuis six ans, se souvient de l’angoisse qui la saisissait, les premiers temps, à sa table de petit déjeuner : « Se lever seule, se retrouver seule devant son bol de café, ne parler à personne avant d’arriver au boulot, ça fait peur. Parfois, on se sent prête à tout pour que ça cesse. Et puis, on s’habitue. » Le premier resto, le premier ciné, les premières vacances toute seule… autant de victoires acquises sur des murs que l’on pensait infranchissables. Lentement, la vie se structure autour de la solitude, on apprend à trouver le juste équilibre. Un équilibre parfois précaire : « Cette solitude que je vis avec sérénité la plupart du temps m’est renvoyée à la figure quand je tombe amoureuse d’un homme et que ce sentiment n’est pas réciproque, raconte Claire, 45 ans. Dans ces moments-là, les inquiétudes sur l’avenir reviennent avec violence. Suis-je seule ad vitam aeternam ? Et pourquoi suis-je toute seule ? Cette rencontre qui n’aboutit pas me renvoie brutalement à la faille, au manque. »

On peut aller chercher la réponse au « pourquoi suis-je seule ? » dans les injonctions de l’entourage, des parents ou des copines. Et faire siennes des remarques comme : « Tu es sûre que tu n’es pas trop exigeante ? », « Evidemment, tu ne sors jamais ! », « Pourquoi tu n’essayes pas les petites annonces ? » Et la culpabilité s’installe, accentuée par ce que Françoise, 52 ans, appelle « les humiliations sournoises » : « Nous sommes coincées entre le regard étonné de nos proches et le leurre entretenu par les médias sur la bonne humeur sans faille de ces jeunes femmes seules, jolies, intelligentes, cultivées, hyperactives, libres de leur temps, éprises de leur indépendance et au top niveau de leur profession… Le célibat a un poids, celui de la solitude et de l’injustice. Car la femme seule est celle qui contrarie les plans de table, menace la paix des ménages, paye au prix fort ses vacances, se voit reléguée à la plus mauvaise table au restaurant, et se doit d’être disponible en famille pour s’occuper des vieux parents et au travail pour pallier les imprévus. Et, à l’âge de la carte Vermeil, si le “vieux” possède encore certains attraits, la “vieille” devient transparente. »

Sans compter que les premiers cheveux blancs annoncent l’emballement de l’horloge biologique. « Soyons honnêtes, dit Patricia, 39 ans. Jusqu’à 35 ans, c’est sympa le célibat entrecoupé de relations dites “passionnelles”, mais dans les années qui suivent se pose la question de la maternité. Elle vire à l’obsession parce que, partie d’une solitude plus ou moins voulue, on arrive devant un choix à faire : avoir un enfant seule ou prendre le risque de ne jamais en avoir. » C’est souvent le moment où certaines comprennent qu’il est temps de faire le point sur elles-mêmes. Pour Annie Rapp, psychothérapeute, « la maternité renvoie les femmes seules à ce qui a empêché la rencontre, ce qui a retardé la formation du couple. On découvre alors des traumatismes d’enfance classiques. Rien qu’une psychothérapie ne puisse soigner. »

Une mère qui nous a inculqué que les hommes n’étaient pas fiables, un père absent, un couple parental fusionnel… autant de traces inconscientes qu’il faut parfois découvrir. Cléo, 30 ans, a fait cette démarche : « Je savais que je vivais l’amour comme une dépendance, mais j’ai voulu comprendre pourquoi. J’ai donc commencé une thérapie pour régler mes problèmes avec les hommes et la mémoire d’un père violent. Grâce à la thérapie, je vis ma solitude comme un cadeau que je me fais. Je m’occupe de mes envies, de mes désirs, de moi. Je reste en contact avec moi-même plutôt que de me perdre dans l’autre. »





La solitude plaisir


Quand elles comprennent que, ni choisie ni subie, la solitude est un temps qu’elles s’offrent à elles, les femmes seules retrouvent des émotions profondes. « Je pense qu’il faut déconnecter le mot “solitude” de nos peurs, dit Danièle. Elle est un état d’une très grande richesse. La vraie solitude, ce n’est pas être seule, c’est être avec soi-même. Il faut trouver un équilibre entre soi et soi, comme dans le couple il faut trouver un équilibre entre soi et l’autre. Il faut s’aimer, et pour s’aimer, il faut savoir se faire plaisir, prendre soin de soi, sans être connectée au désir de l’autre. »

Emma se souvient de ses premiers mois de célibat : « J’ai longtemps vécu en couple, enchaînant les relations, quittant un homme pour un autre. Jusqu’au jour où j’ai compris que je courais après quelqu’un qui n’existait pas. Il y a six ans, j’ai pris un appartement seule. Au début, cela a été très dur. Pas tant dans la souffrance que dans l’étrangeté. J’avais le sentiment de flotter, de ne pas avoir de repères. J’ai découvert que je ne connaissais rien de mes désirs, de mes envies, de ce que j’aimais vraiment. Il a fallu que je prenne la décision de partir à la rencontre de moi-même, et c’est un bonheur inouï de m’être trouvée. »

Bérangère, 34 ans, parle de générosité envers soi-même : « Célibataire depuis quatre ans après une vie de couple qui a duré sept ans, j’ai découvert énormément de peurs en moi, des résistances, des blessures, une énorme sensibilité, une profonde tristesse, de la colère, un manque de confiance, l’ennui, un grand sentiment de culpabilité. Mais aussi de la force, de la persévérance, de la combativité, de la volonté. Aujourd’hui, j’ai envie d’apprendre à aimer et à être aimée, j’ai envie d’exprimer ma joie, d’être généreuse… » C’est cette générosité et cette disponibilité dont témoignent ceux qui côtoient des femmes seules épanouies. Et qui en arrivent à s’interroger : « Elles sont tellement bien dans leur vie qu’il n’y a peut-être pas la place pour quelqu’un d’autre. »

Une question que se pose Bérangère : « J’ai appris à me protéger, mais cela m’a aussi éloignée des autres et des hommes en particulier. Le piège du célibat, c’est que l’on est forcément plus tranquille seule. Pas de concessions à faire, pas de cœur qui s’emballe, on contrôle. Or, qui dit amour dit transformation, changement, prise en compte d’un autre que soi, avec toutes ses différences… Suis-je prête à ça aujourd’hui ? Je crois que j’ai peur de me perdre dans l’amour… »





La solitude attente


C’est à cette imperceptible balance entre solitude-plaisir et solitude-souffrance que se trouvent confrontées les femmes seules. Et, à l’idée de la rencontre, Emma s’inquiète : « Mon regard sur les hommes se durcit, devient plus exigeant. J’ai eu quelques aventures, mais, dès que quelque chose ne va pas, je cesse la relation parce que, justement, je n’ai pas peur d’être seule. En revanche, j’ai peur de l’amour de l’autre, d’être envahie dans l’espace, dans le temps, dans les sentiments. Je crains également de ne pas savoir donner assez. Paradoxalement, la solitude a tué en moi la spontanéité, la naïveté et l’innocence. Pour moi, l’amour n’est plus un conte de fées. »




Le deuil du prince charmant n’est pas évident.


« Mon passé amoureux est catastrophique, témoigne Christine, 39 ans, célibataire depuis cinq ans. J’ai eu beaucoup d’aventures sans lendemain, car j’étais toujours à la recherche de “mon sauveur”. J’ai compris que l’amour, ce n’est pas ça. Je veux continuer à travailler sur moi afin d’être prête pour la rencontre, et ainsi pouvoir faire un bout de chemin avec quelqu’un que j’aurai choisi et qui m’aura choisie, mais pas par dépit ou désespoir. J’ai envie de partage, d’échange, d’une relation saine et pleine de vie. Il y a des jours où je désespère, puis d’autres où l’espoir me fait sourire. C’est dur de ne pas avoir de tendresse, mais j’ai renoncé aux aventures dans lesquelles je cherchais de l’affection, car j’en ressortais toujours plus meurtrie. Il faut beaucoup de patience, mais je crois que ça vaut le coup d’attendre. »

Attendre l’autre dans la sérénité, c’est également ce à quoi aspire Marianne, 46 ans : « Célibataire depuis plus de dix ans, j’avoue avoir eu besoin de cette forme de solitude pour me protéger, me reconstruire, me trouver. Aujourd’hui, je suis enfin une amie pour moi-même et, plus que la fin d’un célibat, j’espère une relation vraie, pas un fantasme ni un leurre. » La solitude apaisée peut être celle de l’attente tranquille, avec ses manques, mais sans dépendance : « Je vis une solitude à la fois subie et choisie, admet Véronique, 42 ans. Elle est subie, car j’admets mon envie d’un homme dans ma vie, mais elle est choisie parce que je ne suis pas prête à la sacrifier pour n’importe qui. Je suis simplement exigeante parce que je veux de l’amour, du vrai et du beau. Voilà mon choix : prendre le risque, sciemment, de ne rencontrer personne. C’est le grand luxe que je m’offre : être exigeante dans une relation d’amour. Parce que je le mérite. »


QUI SONT ELLES ?


En France, plus de 7,4 millions de personnes vivent seules, dont 4,4 millions de femmes. En 1999, l’Insee recense 31,3 % de femmes célibataires, 13 % de veuves, 7 % de divorcées. A 30 ans, il y a plus de célibataires chez les hommes, mais la tendance s’inverse après 40 ans. Qui sont ces femmes "autonomes" ? Cadres supérieurs ou membres de professions libérales, elles sont issues de familles aisées et vivent en milieu urbain.

Le célibat, un fardeau ?


Apparemment pas. Selon un sondage réalisé par l’Ifop en 2000, 84 % d’entre elles se déclarent heureuses. Majoritairement, elles affirment être célibataires "par choix" ou "à cause d’un échec sentimental". Ensuite, « pour n’avoir de comptes à rendre à personne » ou « pour mieux gérer leur carrière professionnelle »…

(Ségolène Barbé)


L'AVIS DE L'EXPERT :
« La société a pris conscience que la solitude nous guette tous un jour ou l’autre »
Annie Rapp, Psychothérapeute (fondatrice et présidente de l’association Célibataires associés. T. : 01.42.24.15.13.)



Depuis dix ans, vous côtoyez des célibataires. Quels sont les changements que vous constatez ?

J’ai le sentiment que les femmes seules subissent moins douloureusement la pression sociale qu’avant. Elles sont plus autonomes, moins sensibles aux sollicitations de leur entourage. Aujourd’hui, l’explosion des sites Internet et des clubs de rencontres prouve que la société a pris conscience que la solitude nous guette tous un jour ou l’autre. C’est une part de souffrance et de culpabilité en moins.




Y a-t-il différentes manières de vivre la solitude ?

Certaines souffrent terriblement et essayent de combler le vide par des rencontres qui les renvoient inévitablement à leur solitude. Car la rencontre, quelle qu’elle soit, fait remonter à la surface toutes les blessures d’enfance des deux partenaires. L’instinct est d’essayer d’adapter l’autre à ses névroses. Or c’est le plus sûr moyen de les conforter. D’autres, au contraire, utilisent la solitude comme une période thérapeutique au cours de laquelle elles acceptent de se confronter à elles-mêmes, de vivre pour elles. Elles étaient à la recherche de la "bonne personne" ; elles découvrent que la meilleure personne pour elles, c’est elles-mêmes. Les femmes seules sont plus ouvertes à la recherche d’une solution dont elles pressentent qu’elles la possèdent en elles.

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