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 PETIT HISTORIQUE DE ... L'ORTOGRAPHE ....

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Michèle
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MessageSujet: PETIT HISTORIQUE DE ... L'ORTOGRAPHE ....   Mer 31 Aoû - 9:31









PETIT HISTORIQUE DE ... L'ORTOGRAPHE ....




En 2001, la féminisation a joué des tours à l'orthographe : Françoise Sagan est devenue une auteure et non plus un auteur, XXX Madame la ministre et non plus le ministre, etc. Quant aux "textos" de nos téléphones portables, n'en parlons pas ! Ils réinventent tous les jours une écriture qui n'est qu'à eux. Petit aperçu de l'orthographe et de ses principales réformes au fil des siècles…





L'orthographe, une invention récente



Ce n'est qu'à partir de la Restauration que l'orthographe est devenue signe de bonne éducation. Sous l'Ancien Régime, elle demeurait une notion qui échappait au bon sens commun.
Pour nos aïeux, les mots avaient essentiellement une valeur auditive. L'orthographe n'a commencé à apparaître qu'avec le dictionnaire de l'Académie, même si pendant longtemps il admettait lui-même plusieurs formes pour un même mot.







L'orthographe "antienne"




Au Moyen Age, on écrivait à la main, et l'orthographe "antienne", celle des "scavants" devait permettre d'écrire vite et de comprendre, par référence à l'étymologie latine, des termes français qui n'étaient pas connus de tous les "doctes". Quantité de lettres n'avaient ainsi d'autre but que de faciliter la lecture des mots par un bon repérage des syllabes. Placer un h devant ui, comme dans huître ou huissier, empêchait qu'on lise vi ou lui de ui, ou qu'on lise vile au lieu de uile (donc notée huile). Le grand s avec ses allures de f en milieu de mot (alors qu'il gardait sa petite taille en fin de mot) améliorait aussi la lisibilité des syllabes manuscrites... Dans le parler populaire, certaines lettres étaient devenues muettes, comme par exemple le s depuis le XIème siècle devant une consonne sonore ou depuis le XIIème devant une consonne sourde (comme dans beste, teste, hospital…). Mais on continuait toujours à les écrire en référence à l'étymologie, pour que les latinistes saisissent plus vite le sens du mot français.





L'orthographe moderne, née avec l'imprimerie



L'orthographe moderne est en fait celle des imprimés. Apparue dès la Renaissance mais rejetée au départ par l'Académie, elle évolue en fonction des avancées techniques de la typographie. Lorsque celle-ci introduit les caractères vocaliques pourvus d'accents, de nombreuses lettres muettes disparaissent des textes imprimés




Moins savants que les lettrés, les typographes avaient aussi introduit des formes qui n'avaient rien à voir avec l'étymologie initiale, soit parce qu'ils ne la connaissait pas, soit parce qu'ils leur en attribuaient une fausse. On a ainsi ajouté un ph faussement grec à "nénuphar" ; la taie d'oreiller (du latin theca, étui) devient aussi la têt ou tête d'oreiller ; l'amiral (de l'arabe amir al ali, grand chef) est
longtemps écrit admiral, parce que les typographes lui attribuaient la même racine qu'admirable ; le faulxbourg (devenu maintenant faubourg) a été imprimé d'après l'adjectif faux, alors qu'il s'agissait au départ d'un forbourg (du latin for-, signifiant "hors de") ; etc.






La réforme la plus importante : celle de 1740



90 % des réformes de l'Académie de 1740, réformes qui ont instauré l'orthographe actuelle, ont consisté à confirmer la disparition des lettres muettes et leur remplacement par des accents.
Ainsi, sont remplacées par des accents circonflexes les voyelles doubles indiquant que la voix devait traîner sur le mot : aage, baailler, roole, Chaalons… deviennent âge, bâiller, rôle, Châlons… C'est en 1680 que les typographes avaient introduit l'accent circonflexe pour évoquer la durée vocalique : cela leur faisait un seul caractère de plomb à placer au lieu de deux ! Même motif, même conséquence pour les s muets : hospital devient hôpital, beste bête, teste tête, isle île, coste côte, goust goût, etc.
En sens inverse, des trémas, utilisés souvent pour distinguer le u du v dans les écritures manuscrites, disparaissent pour la plupart en 1740 puisque la distinction se lit parfaitement dans un texte imprimé : dépoüiller devient dépouiller, moüe moue, foüet fouet, etc. Le tréma reste en revanche dans exigüe ou contigüe pour éviter qu'on les prononce comme figue.

On pourrait multiplier les exemples. Ceux qui veulent en savoir plus peuvent se reporter au passionnant Dictionnaire historique de l'orthographe paru chez Larousse. Mais ce qui ressort et reste saisissant, c'est le rôle primordial qu'on joué les techniques dans la construction de l'orthographe : le copiste ou l'ouvrier typographe ont influencé les savants.


Texte : Marie-Odile Mergnac







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