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 JEAN-JACQUES GOLDMAN .... TOUT UN POEME ....

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Michèle
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MessageSujet: JEAN-JACQUES GOLDMAN .... TOUT UN POEME ....   Dim 12 Juin - 12:30





Jean-Jacques GOLDMAN ...
Des mélodies à dire, à rire, à jubiler
Des endroits solitaires, des subtilités
Des enchantements, de silencieuses larmes
Des déceptions refoulées, des notes le charme
A son public-ami emporté sur ses Trâces
Dans ce monde froid où même la glace
Fondant sans poésie dans nos bouches
Ne nous raffraichit pas comme Lui nous touche


© La Belle












DOUX



C'est pas moi qui vous ferai des plans
De loup-garou, de grand méchant
S'il faut se battre pour qu'ça vous plaise
Malaise

J'vous aimerai pas dans la sueur
Genre stakhanoviste du bonheur
La voix mielleuse, "alors heureuse" ?
Horreur

Genre australien blond, sable chaud
Surf sur les vagues, sel sur la peau
Grands les sourires, gros biscottos
Zéro

Mais je serai doux
Comme un bisou voyou dans le cou
Attentionné, tiède, à vos genoux
Des caresses et des mots à vos goûts
Dans la flemme absolue, n'importe où
Mais doux

Je serai doux
Comme un matou velours, un cachou
A l'abri lovés dans notre igloo
Couché, debout, sens dessus dessous
Grand manitou de tous vos tabous
Si doux

S'il vous faut un intellectuel
Un bel esprit, un prix Nobel
S'il faut briller dans l'tout Paris
Sorry

Si la réussite vous excite
Le style yuppie cool mais dynamique
Coke pour le speed, pills pour la nuit
Oublie

J'expliquerai pas de large en long
Le kama-sutra en dix leçons
Les modes d'emploi, notices techniques
J'évite

Mais je serai doux
Comme un bisou voyou dans le cou
Attentionné, tiède, à vos genoux
Des caresses et des mots à vos goûts
Dans la flemme absolue, n'importe où
Mais doux

Je serai doux
Comme un matou velours, un cachou
A l'abri lovés dans notre igloo
Couché, debout, sens dessus dessous
Grand manitou de tous vos tabous
Si doux

Le complice avoué, le joujou
De vos phantasmes et tous vos "pérous"
Capitaine exclusif à vos cours
Si doux


Jean-Jacques GOLDMAN









L'ABSENCE



Le tango lent de ton sang dans mes veines
J'entends battre ta vie plus que la mienne
Quand la nuit rapproche ceux qui sont loin
Le matin prend ma place et je m'éteins

Nulle envie, nulle pensée pour personne
L'absence a tout pris, que l'on me pardonne
Quand on n'est même plus la moitié d'un
Comme un billet déchiré ne vaut rien

Les saisons ne sont plus que de passage
Les couleurs ont déserté mes images
Je reverrai tout quand tu seras là
Je repeindrai tout quand tu reviendras

Je reverrai tout quand tu seras là
Je repeindrai tout quand tu reviendras



Jean-Jacques GOLDMAN

(pour Rose Laurens)










DES BOUTS DE MOI





J'ai laissé
Dans mon rétroviseur
Loin
Au milieu d'un décor
Des images
Impressions et couleurs
Et des flashes et des cris qui s'emmêlent
Et me collent au corps
Blanc
Le silence avant vous
Noire
La scène avant les coups
Longue
L'attente de vous voir
Et nos bras, nos regards au moment de se dire bonsoir
J'ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte de mes pas
Des visages et des voix qui ne me quittent pas
Autant de coups au coeur et qui tuent chaque fois
Une ville que la nuit rend imaginaire
Une route qu'on prend comme on reprend de l'air
Et les papillons retournent brûler leurs ailes
Pour toucher la lumière
Pour énerver l'hiver
Pour un peu d'éphémère

L'hôtel
La même chambre, hier
Gestes
Compte à rebours, horaire
Tests
Rassurants, quotidiens
Les choses aussi retiennent leur souffle
Et puis le moment vient
Brûlent les lights et vos regards
Volent
Vos voix dans nos guitares
Belles
Les mains des musiciens
Et vos yeux que n'éteindra jamais un sommeil artificiel
J'ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte de mes pas
Des visages et des voix qui ne me quittent pas
Autant de coups au coeur et qui tuent chaque fois
Une ville que la nuit rend imaginaire
Une route qu'on prend comme on reprend de l'air
Et les papillons retournent brûler leurs ailes
Pour toucher la lumière
Pour énerver l'hiver
Pour un peu d'éphémère

J'ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte de mes pas
Des visages et des voix qui ne me quittent pas
Autant de coups au coeur et qui tuent chaque fois
Un matin pour s'étonner de nos impudeurs
Signatures alibis, mais il est déjà l'heure
Et les papillons retournent brûler leurs ailes
Pour toucher la lumière
Pour énerver l'hiver
Pour que tout s'accélère

J'ai laissé des bouts de moi au creux de chaque endroit
Un peu de chair à chaque empreinte...





Jean-Jacques GOLDMAN












JUSTE QUELQUES HOMMES




Après les brumes, où commence le ciel
Où les aigles reculent, où manque l'oxygène
Où les grands froids règnent même au soleil
Aux neiges éternelles
Où rien ne pousse, où les âmes s'éteignent
Où plus rien ne frissonne
Plus rien ni personne
Juste quelques hommes
Quelques hommes

Au fond des fonds aux entrailles des mers
Où les sirènes sombrent en leurs sombres repaires
Plus loin que loin, aux extrêmes des extrêmes
Où plus un être n'ose
Des astres éteints au sein des volcans même
Où les laves fusionnent
Ni rien, ni personne
Juste quelques hommes
Quelques hommes

Au plus sauvage, où renoncent les fauves
Dans les grands marécages où les humains pataugent
Au bout du mal, où tous les dieux nous quittent
Et nous abandonnent
Dans ces boues noires où même les diables hésitent
A genoux pardonnent
Juste quelques hommes
Quelques hommes justes
Quelques hommes justes





Jean-Jacques GOLDMAN










Voilà de quoi nous mettre l'eau à la bouche ...
Avec l'aide de ce site que j'adore :

http://www.parler-de-sa-vie.net/


et ici une video du même site ....mais le 6/12/2002 Là-Bas, j'y etais ....


http://mmoscardo.free.fr/jjg.wmv



BONNE VISITE POETIQUE ET MELODIQUE A TOUS

AMITIES


MICHELE





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MessageSujet: CHANSON ... INTERVIEW .... ET INTERPRETATIONS ...   Dim 12 Juin - 13:08






PUISQUE TU PARS




Puisque l'ombre gagne
Puisqu'il n'est pas de montagne
Au-delà des vents, plus haute que les marches de l'oubli
Puisqu'il faut apprendre
A défaut de le comprendre
A rêver nos désirs et vivre des ainsi-soit-il
Et puisque tu penses
Comme une intime évidence
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffire
Puisque c'est ailleurs
Qu'ira mieux battre ton coeur
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenir
Puisque tu pars

Que les vents te mènent où d'autres âmes plus belles
Sauront t'aimer mieux que nous puisque l'on ne peut t'aimer plus
Que la vie t'apprenne
Mais que tu restes le même
Si tu te trahissais, nous t'aurions tout à fait perdu
Garde cette chance
Que nous t'envions en silence
Cette force de penser que le plus beau reste à venir
Et loin de nos villes
Comme octobre l'est d'avril
Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébile

Sans drame, sans larmes
Pauvres et dérisoires armes
Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieur
Puisque ta maison, aujourd'hui, c'est l'horizon
Dans ton exil, essaie d'apprendre à revenir
Mais pas trop tard

Dans ton histoire, garde en mémoire
Notre au revoir, puisque tu pars

J'aurais pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste, mais tu ne l'as pas fait
J'aurais pu donner tant d'amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais, ça n'était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez...



JEAN-JACQUES GOLDMAN




--------------------------------------------------------------------------------

Graffiti : "Puisque tu pars", un titre plus grave ?

Jean-Jacques Goldman : Pas vraiment, c'est une chanson sur le départ, sur la séparation et sur tout ce que cela implique. Moi, je trouve qu'elle se rapproche au niveau du texte de "Confidentiel".

Graffiti : Les souvenirs ne meurent pas et on ne coupe jamais complètement le cordon avec les êtres qu'on a aimés ?

Jean-Jacques Goldman : Je crois qu'à partir du moment où l'on s'est rencontrés, il reste obligatoirement des choses.

Graffiti, 1987


--------------------------------------------------------------------------------

Jean-Jacques Goldman : Les gens se posent la question si elle s'adresse à quelqu'un en particulier, si elle parle de la mort, si... enfin 'les gens', certaines personnes. En fait, c'est une chanson... l'idée du thème m'est venue, à la fin des concerts, les gens chantaient. Ils chantaient : 'ce n'est qu'un au revoir...' je trouve cette chanson absolument épouvantablement laide et donc je me suis dit, il faudrait que je compose une chanson, plutôt que [Il chante] "ce n'est qu'un au revoir" [...] Et donc je me suis dit que j'allais faire une chanson sur le départ, mais pour montrer que le départ n'est pas forcément triste, mais qu'il y avait aussi des côtés positifs au fait de partir, le fait de se séparer.

C'est une chanson qui s'adresse peut-être à la mort comme un des aspects du départ, mais pas forcément, ça peut être aussi un enfant qui te quitte parce qu'il est adulte et tout ça. Même la mort, éventuellement, c'est aussi le départ vers... au moins un mystère, ou quelque chose d'autre. Donc, c'était simplement une chanson qui traite de ce phénomène du départ, de façon positive donc pas forcément triste, pas forcément comme un échec, quelle que soit cette séparation.

Europe 2, 28 février 1997


--------------------------------------------------------------------------------

Christophe Nicolas : Allez, on va terminer ce week-end spécial Jean-Jacques Goldman avec "On ira". Toujours cette envie de partir qu'on retrouve dans plusieurs chansons de vous, Jean-Jacques. Un jour, vous allez le faire. Qu'est-ce qu'on va devenir, nous ? [rires].

Jean-Jacques Goldman : Je vous emmène. [rires]

Christophe Nicolas : Eh bah dis donc ! Là-bas, où tout est neuf, tout est sauvage. c'est vrai que "On ira" on la compare un peu à "Là-bas", hein ? Je suis pas le premier à le faire. Sauf que, là, vous ne partez pas tout seul, en fait. est-ce que c'est une sorte de suite ? Est-ce que c'est une petite cousine de "Là-bas" ? Dans le thème abordé.

Jean-Jacques Goldman : Je pense plus qu'une chanson sur la personne que j'emmène, c'est une apologie des routes. Le fait de dire que le plus important n'est pas la destination. C'était valable aussi dans "Puisque tu pars" ou, un peu partout. Enfin, sur pas mal de chansons c'est le fait de se dire que "peu importe d'où on vient et où on va". Même si on en garde des traces et la mémoire, mais le plus important c'est finalement la route pour aller d'un endroit à l'autre.

Christophe Nicolas : Je pensais à ce petit clin d'oeil à "Là-bas" parce que vous reprenez la phrase "Même si tout est joué d'avance". Evidemment, c'est volontaire. Mais il y a des phrases fétiches ou des mots fétiches, comme ça, qu'on retrouve dans certaines de vos chansons ?

Jean-Jacques Goldman : Certainement. J'ai pas fait une étude de texte très précise.

Christophe Nicolas : Là, c'est fait exprès ?

Jean-Jacques Goldman : Oui. C'est une référence à cette envie de partir. Et, puisque tout est joué d'avance, à forcer un peu le destin, quoi.

Week-end Jean-Jacques Goldman
Nostalgie, 26-27 septembre 1997


--------------------------------------------------------------------------------

Carlos Sancho : Pour les solos, laisses-tu ton inspiration s'exprimer sur scène ou au contraire, choisis-tu la rigueur ?

Jean-Jacques Goldman : Pour certains titres comme "Nuit", je refais exactement le même solo, contrairement à ceux de "Puisque tu pars" ou de "Peur de rien blues", même si je ne me considère pas comme étant un improvisateur chevronné. Cela dit, d'un soir à l'autre les solos se ressemblent pas mal (rires).

Le retour au naturel
Guitarist n°96, novembre 1997


--------------------------------------------------------------------------------

Géraldine Gauthier : Il y a un livre qui m'a marqué quand je l'ai lu, il n'y pas très longtemps, ça s'appelle "Le Prophète" de Kalhil Gibran.

Jean-Jacques Goldman : Oui, oui.

Géraldine Gauthier : Et en fait, le dernier chapitre me fait énormément penser à "Puisque tu pars"...

Jean-Jacques Goldman : Oui, oui, oui.

Géraldine Gauthier : C'est un fait exprès ? C'est pas une coïncidence ?

Jean-Jacques Goldman : Oui, oui, il y a beaucoup de choses du "Prophète" qui reviennent dans des phrases. En particulier sur sa conception de l'amour, en particulier sur l'histoire du...

Géraldine Gauthier : Les piliers d'un temple ?

Jean-Jacques Goldman : Voilà. Les piliers d'un temple qui doivent être suffisamment écartés pour que le toit tienne. Il y a d'autres choses que je ne trouve pas... ou je ne suis pas d'accord avec, mais... Et puis le fait de cet homme qui est venu, comme ça, et qui est questionné au port, je trouve ça vraiment... Je trouve que c'est un livre assez attachant, quoi.

Géraldine Gauthier : Donc, "Puisque tu pars", l'inspiration, c'est...

Jean-Jacques Goldman : Non. L'inspiration, au départ,... Enfin, la volonté, au départ, c'est que quand je quittais la scène, les gens chantaient "Ce n'est qu'un au revoir" que je trouve une chanson spécialement laide. Et donc, je me suis dit, ça serait bien qu'ils aient une chanson sur le départ et une chanson positive sur le départ. C'est-à-dire qui ne soit pas forcément triste mais qui puisse montrer tout ce qu'il y a de positif dans le fait de se séparer de quelqu'un, dans le fait que quelque chose d'autre commence, le fait d'en avoir tiré... de plus se réjouir d'avoir été ensemble que de se séparer. Enfin des choses comme ça. Donc c'était ça le déclenchement. Et ensuite, voilà. A partir de ce moment-là j'ai commencé à travailler sur cette notion du départ en lisant pas mal de trucs.

Radio Maguelonne, 26 avril 1998


--------------------------------------------------------------------------------

Gilles Médioni : Que vous disent les gens qui vous croisent dans la rue ?

Jean-Jacques Goldman : Un mot d'une chanson. Ou ils me demandent une explication. Par exemple, pour qui avez-vous écrit "Puisque tu pars" ?

Gilles Médioni : Pour qui ?

Jean-Jacques Goldman : Mais pour eux ! A la fin de mes concerts, ils reprenaient "Ce n'est qu'un au revoir", une chanson que je trouve moche. Alors, j'ai réfléchi à un texte sur le départ à la fois triste et positif.

L'Express, le 20 décembre 2001
Une chanson est forcément populaire





DU SITE : PARLER DE SA VIE





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MessageSujet: DES TEXTES ....   Dim 12 Juin - 13:31










C'EST ENSEMBLE




T'as vu les nouvelles à la télévision
Moi, je me dis qu'ailleurs, c'est pas nos oignons
En y réfléchissant un peu je sais pas
Si c'est malin de penser comme ça
Les maladies les drogues et toutes les misères
Tu crois qu'elles vont s'arrêter à la frontière ?
Les poissons au fuel nagent dans toutes les zones
Il est pour tout le monde le trou d'ozone
Alors tu vois

C'est ensemble, c'est ensemble qu'on vivra
Y a pas de chemin pour un seul, c'est trop loin, c'est trop froid
C'est ensemble, ensemble on est des millions (champions)
Notre promesse et ce foulard à jamais nous lieront

Ceux qui s'étripent, on pourrait s'en laver les mains
Mais qui nous dit qu'on sera pas les prochains ?
Ça va mieux là où on construit des écoles
Et où les filles ont la parole
Souviens toi quand on a commencé à chanter
C'était trop nul chacun de son côté
A force de répéter et de s'écouter
C'est l'harmonie qui a gagné
Alors tu vois

C'est ensemble, c'est ensemble qu'on vivra
Y a pas de chemin pour un seul, c'est trop loin, c'est trop froid
C'est ensemble, ensemble on est des millions (champions)
Notre promesse et ce foulard à jamais nous lieront


JJ GOLDMAN




Amour02




TOUTE SEULE




Elle est toute seule, elle est toute seule
Elle est toute seule au milieu des gens qui passent
Seule et si perdue
Juste une ombre une trace
Elle est toute seule

Elle imagine, elle imagine
Elle imagine les mots doux, les mots douceur
Qu'on ne lui dit pas
Mais qu'elle connaît par coeur
Elle imagine

Et tant de matins
Perdus à garder dans son ventre
Tant de silence qu'elle aurait tant aimé dire
Et tant de sang brûlant qui cogne dans ses tempes,
Et cette envie de prendre, cette envie d'appartenir
Mais elle est toute seule

Elle imagine, elle imagine
Elle imagine ses mains, ses yeux, son sourire
Ces mots qu'elle attend ceux qu'il saurait lui dire
Elle imagine



GOLDMAN JJ





Amour02





DES VIES






ça fera un avocat, peut-être un notaire
Tradition de famille, du côté du père
S'il a des problèmes pour aller jusqu'en fac
Il ira quand même, y'a des boîtes à bac

Période rebelle entre quinze et dix-huit
Il dira des gros mots, il fumera du shit
Passage à l'acte : une amie de sa mère
Il aimera les docksides et Mark Knopfler

La soeur d'un voisin, flash, on s'aime, on se noce
Auto, un enfant trois quarts, roulez carrosse
Maîtresses, plusieurs, pas de plaisir sans gêne
Divorce, quarantaine, pour la même en plus jeune

Des vies, que des vies, pas les mieux, pas les pires
Des bas, des hauts, des cris, des sanglots, des feux, des désirs
Du temps qu'on aura cru saisir
Mais que restait-il à écrire ?
Des vies où l'on aura eu peu, si peu à choisir

Il s'ra chanteur de rap, joueur de basket
Boxeur, sprinter, G.I. peut-être
S'il a l'étincelle, mort ou dealer
Rien d'autre au menu de son quartier, sa soeur
Probablement mère à quinze ans, classique
T'échappes à la police, pas aux statistiques
Autre enfant d'la rue, né de père inconnu
Qui de bien entendu, compris ? On continue

De vrais oublis, de faux souvenirs
Des coups de sang, de coeur et souffrir et rire et plaisir
Des parties qu'on aura cru jouer
Lesquelles n'étaient pas programmées ?
Des vies où l'on aura eu peu, si peu à écrire




JJ GOLDMAN






Amour02





UNE PLACE POUR MOI





Le feu peut bien s'y mettre
L'océan s'enflammer
C'est comme une allumette
A côté d'un brasier
Que notre terre sombre
Ou pas c'est comme elle veut
Je suis d'un autre monde
De celui de ses yeux

Elle est ma monomanie
Mon amante amie, ma mie
Que même à demi-mot, je mendie
Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que je l'ai là, près de moi
Là tout près de moi
Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que ses bras cherchent mes bras
Tant qu'elle garde une place pour moi

Que les partis débattent
Que les avis se rangent
Que les sciences constatent
La démission des anges
Que les foules défilent
Que les idées se hurlent
Je ne suis que le fil
De des points, ses virgules

Chacun fait comme il le voit
Mais ne changez rien pour moi
Je ne risque plus rien, c'est comme ça
Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que je l'ai là, près de moi
Là tout près de moi
Tant que sa main me cherche un peu
Tant que je trouve ses yeux
Tant que ses bras cherchent mes bras
Tant qu'elle garde une place pour moi

Les pluies peuvent être acides
Les soleils en plomb
Qu'on tue qu'on se suicide
Qu'on aime l'accordéon
Les bombes atomiques
H ou Z ça m'fait rire
Y'a que ses rayons X
Qui me touchent à mourir



JJ GOLDMAN
chantée par F PAGNY




Amour02




RESPIRE





A force de cette attraction qui nous y colle
A force de nos deux pieds cloués au sol
A force d'être sur terre interdits de vol
On manque tellement d'air, on le mesure en bol

A force de prier le ciel au Seigneur
Pauvres pécheurs, attendre un monde meilleur
A force de nos bas-fonds, de nos haut le coeur
Comment reprendre un peu, un peu de hauteur

Respire, respire, espère et prie
Inspire, expire, et de l'air et fuis, si tu restes c'est pire
Respire, respire avant l'asphyxie
Antiseptie, quand tout pourrit
Fais tes poumons se remplir
Respire

A force de trop de mots, de trop de laideur
A force de trop à vendre jusqu'à l'écoeure
A force de nos deux mains dans les moteurs
L'urgence est d'échapper à la pesanteur

A force d'ozone et d'oxyde de carbone
A force de pollution dans nos neurones
A force de tous ces gens qui s'époumonent
Quand plus rien ni personne, quand tout t'emprisonne

Respire, respire, espère et prie
Inspire, expire, et de l'air et fuis, si tu restes c'est pire
Respire, respire avant l'asphyxie
Antiseptie, quand tout pourrit
Fais tes poumons se remplir
Respire

Respire, respire de la poésie
De l'harmonie, bois de l'infini, de l'air et des désirs

Respire, respire, prends de l'altitude
L'attitude, dis-tu
Etudie et tue tes habitudes

Respire, respire, espère et prie
Inspire, expire, et de l'air et fuis, si tu restes c'est pire
Respire, respire avant l'asphyxie
Antiseptie, quand tout pourrit
Fais tes poumons se remplir
Respire



JJ GOLDMAN

chantée par Carole FREDERICKS






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MessageSujet: DES TEXTES ....   Jeu 16 Juin - 10:50





Là-bas



Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman
1987 "Entre gris clair et gris foncé"




Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
Libre continent sans grillage
Ici, nos rêves sont étroits
C'est pour ça que j'irai là-bas

Là-bas
Faut du cœur et faut du courage
Mais tout est possible à mon âge
Si tu as la force et la foi
L'or est à portée de tes doigts
C'est pour ça que j'irai là-bas

N'y va pas
Y a des tempêtes et des naufrages
Le feu, les diables et les mirages
Je te sais si fragile parfois
Reste au creux de moi

On a tant d'amour à faire
Tant de bonheur à venir
Je te veux mari et père
Et toi, tu rêves de partir

Ici, tout est joué d'avance
Et l'on n'y peut rien changer
Tout dépend de ta naissance
Et moi je ne suis pas bien né

Là-bas
Loin de nos vies, de nos villages
J'oublierai ta voix, ton visage
J'ai beau te serrer dans mes bras
Tu m'échappes déjà, là-bas

J'aurai ma chance, j'aurai mes droits
N'y va pas
Et la fierté qu'ici je n'ai pas
Là-bas
Tout ce que tu mérites est à toi
N'y va pas
Ici, les autres imposent leur loi
Là-bas
Je te perdrai peut-être là-bas
N'y va pas
Mais je me perds si je reste là
Là-bas
La vie ne m'a pas laissé le choix
N'y va pas
Toi et moi, ce sera là-bas ou pas
Là-bas
Tout est neuf et tout est sauvage
N'y va pas
Libre continent sans grillage
Là-bas
Beau comme on n'imagine pas
N'y va pas
Ici, même nos rêves sont étroits
Là-bas
C'est pour ça que j'irai là-bas
N'y va pas
On ne m'a pas laissé le choix
Là-bas
Je me perds si je reste là
N'y va pas
C'est pour ça que j'irai là-bas


JJG




<vivi1>




Je chante pour ça

Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman



Parce qu'un jour, John a écrit "Because"
Parce que tout tangue tant quand on cause
Parce que tes yeux sonnent comme un do dièse
Et que àa swingue quand le jour s'achève

Parce que la terre est au dessous du ciel
Pas au-delà, que ça vous plaise ou pas
Parce que les notes sont belles et rebelles
Un peu de tout ça
Un p'tit peu de voix
Un p'tit peu d'émoi
Et 1, 2, 3

Je chante pour ça {2x}
Ces mots, ces airs-là
Naissent dans ma tête, au bout de mes doigts
Un peu pour toutes ces raisons-là
Je chante pour ça
Pourquoi ? Je sais pas
Peut-être un peu à cause de tout ça
Et tout ce que je ne comprends pas

Parce que désespoir pour désespoir
Autant noyer tout ça dans le caviar
Parce que l'amour nous trahit chaque fois
Autant le faire dans des draps de soie
Parce que les dingos, les vrais marginaux
Sont dans les palaces, pas dans les ghettos
Parce qu'on est cuit et qu'on y croit quand-même
Le temps d'un regard
Le temps d'un panard
Le temps d'un "je t'aime"
Ou d'un poème

Je chante pour ça {2x}
Ces mots, ces airs-là
Naissent dans ma tête, au bout de mes doigts
Un peu pour toutes ces raisons-là
Je chante pour ça
Pourquoi ? Je sais pas
Peut-être une peu à cause de tout ça
Et tout ce que je ne comprends pas



JJG




<vivi1>





Long is the road




Paroles et Musique: Jean-Jacques Goldman




Au-delà de nos vents, passée notre frontière
Dans ces pays soleil de sable et de pierre
Là où malgré les croix et malgré les prières
Les dieux ont oublié ces maudites terres

Dans sa pauvre valise, ses maigres affaires
Une histoire banale d'homme et de misère
Il tient dans sa chemise ses ultimes richesses
Ses deux bras courageux, sa rude jeunesse
Et tout contre sa peau, comme un trésor inca
Son nom sur un visa pour les U.S.A.

But long is the road
Hard is the way
Heavy my load
But deep is my faith
Long is the road

Sur des highway sixty one, l'ombre d'un Zimmerman
Dix trains de losers pour un Rockfeller
Brûler sa peau pour être un Battling Joe
Quand chaque espoir se décline en dollars

Jusqu'aux bannières où les stars s'affichent
Sous les lumières, tout est blanc, propre et riche
Du "jeudi noir" jusqu'aux bleus de John Ford
Dans chaque histoire se cache un chercheur d'or

But long is the road
Hard is the way
Heavy my load
But deep is my faith
Long is the road



JJG




<vivi1>






Peurs





Qu'est-ce qu'on aurait dû ?
Qu'est-ce qu'on aurait pu ?
Personne y peut rien
Chacun son destin

Ici, c'est comme ça
C'est chacun pour soi
La vie, les rumeurs
Peurs contre peurs

On l'a trouvée bizarre
Dès qu'elle est arrivée
Avec son genre à part
Son air d'pas y toucher

Elle était pas bavarde
A peine bonjour bonsoir
J'ai mis les mômes en garde
Nous, on veut pas d'histoire

Elle était pas vilaine
Moi, j'la trouvais vulgaire
Toujours la même dégaine
Pas coiffée, un drôle d'air

Elle prenait des taxis
Elle fumait dans l'couloir
Elle f'sait quoi dans la vie ?
J'm en fous, j'veux pas l'savoir

Peurs contre peurs, nous sommes d'ici, elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, elle est partie un jour
On reste entre nous peurs contre peurs

On voyait d'la lumière
Si tard a-t-on idée
Qu'est-ce-qu'elle pouvait bien faire ?
Elle avait pas la télé

Elle avait pas d'visite
Elle avait pas d'courrier
Elle a même eu les flics
Non, c'était à côté

On dit de source sûre
Qu'un voisin l'a croisée
La nuit dans une voiture
Moi, rien peut m'étonner

Elles ont ça dans la peau
C'est comme des animaux
C'est c'que nous avait dit
Un gars des colonies

Peurs contre peurs. nous sommes d'ici elle est d'ailleurs
Peurs contre peurs, un jour elle est partie
Nous sommes restés, nos peurs aussi

Qu'est-ce qu'on aurait dû ?
Qu'est-ce qu'on aurait pu ?
Personne y peut rien
Chacun son destin

Ici, c'est comme ça
C'est chacun pour soi
On demande rien

Qu'est-ce que vos croyez
C'est partout pareil
Nos yeux, nos oreilles
Vaut mieux les fermer

Ici, tout est dur
On aime les serrures
Pas les étrangers

On l'a trouvée bizarre
Dès qu'elle est arrivée
Avec sont genre à part
Son air d'pas y toucher

Elle était pas bavarde
A peine bonjour bonsoir
J'ai mis les mômes en garde
Nous, on veut pas d'histoire

Pas d'histoire



JJG




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MessageSujet: BONNE IDEE ....   Mer 22 Juin - 10:29





Bonne idée


Un début de janvier, si j'ai bien su compter
Reste de fête ou bien vœux très appuyés
De Ruth ou de Moïshé, lequel a eu l'idée ?
Qu'importe si j'ai gagné la course, et parmi des milliers
Nous avons tous été vainqueurs même le dernier des derniers
Une fois au moins les meilleurs, nous qui sommes nés
Au creux de nos mères qu'il fait bon mûrir
Et puis j'ai vu de la lumière alors je suis sorti
Et j'ai dit
Bonne idée

Y avait du soleil, des parfums, de la pluie
Chaque jour un nouveau réveil, chaque jour une autre nuit
Des routes et des motards et des matches de rugby
Des spaghetti, Frédéric Dard et Johnny Winter aussi
On m'a dit c'est qu'une étincelle avant l'obscurité
Juste un passage, un arc-en-ciel, une étrange absurdité
Des frères, des tendres, des trésors à chercher
Des vertiges à prendre, à comprendre et des filles à caresser
J'me suis dit
Bonne idée

Et puis y a toi qui débarque en ouvrant grand mes rideaux
Et des flots de couleurs éclatent et le beau semble bien plus beau
Et rien vraiment ne change mais tout est différent
Comme ces festins qu'on mange seul ou en les partageant

Je marchais au hasard le soir était tombé
Avec mon sac et ma guitare j'étais un peu fatigué
Tout était si désert, où me désaltérer ?
Et puis j'ai vu de la lumière et je vous ai trouvés

Bonne idée


JJGOLDMAN




<vivi1>




Etre le premier



Ça a été très long mais il y est arrivé
Il fait le compte de ce qu'il y a laissé
Beaucoup plus que des plumes des morceaux entiers
Et certains disent même on peu d'identité
Pourtant elle est en lui cette force immobile
Oui le pousse en avant l'empêche de dormir
Toujours vers l'effort à côté des plaisirs
Jusqu'à l'obséder par cet unique mobile
Pour être le premier
Pour arriver là-haut tout au bout de l'échelle
Comme ces aigles noirs qui dominent le ciel
Pour être le premier
Pour goûter le vertigo des hautes altitudes
Le goût particulier des grandes solitudes
Pour être le premier
Elle était innocence douceur et jolie
De ces amours immenses où l'on blottit sa vie
Mais d'une âme trop simple pour comprendre un peu
Que l'on puisse désirer mieux que être heureux
On dit qu'il a la chance mais qu'il n'a plus d'amis
Mais moi je sais qu'au moins il est bien avec lui
Comme s'il avait le choix ou cette liberté
Quand on a cette voix qui vous dit d'avancer.


JJGOLDMAN




<vivi1>





Entre gris clair et gris foncé



Décolorés, les messages du ciel
Les évidences, déteintes au soleil

Fané, le rouge sang des enfers
L'Eden, un peu moins pur, un peu moins clair
Souillé, taché, le blanc des étandards
Brûlé le vert entêtant de l'espoir
La sérénité des gens qui croient
Ce repos d'âme qui donnait la foi

Organisés, les chemins bien fléchés
Largués, les idoles et grands timoniers
Les slogans qu'on hurle à pleins poumons
Sans l'ombre, l'ombre d'une hésitation
Télévisées, les plus belles histoires
Ternis, les gentils, troublants, les méchants
Les diables ne sont plus vraiment noirs
Ni les blancs absolument innocents

Oubliées, oubliées
Délavées, nos sages années, programmées
Entre gris clair et gris foncé

Scénarisées, les histoires d'amour
Tous les "jamais", les "juré", les "toujours"
Longue et semée d'embûches est la route
Du sacré sondage et du taux d'écoute
Psychiatrisées, l'amitié des romans
Celle des serments, des frères de sang
Les belles haines qui brûlaient le cœur
Contrôlées à travers un pacemaker

Oubliées, oubliées
Délavées, nos sages années, programmées
Entre gris clair et gris foncé



JJ GOLDMAN




<vivi1>





Et l'on n'y peut rien



Comme un fil entre l'autre et l'un
Invisible, il pose ses liens
Dans les méandres des inconscients
Il se promène impunément

Et tout un peu tremble
Et le reste s'éteint
Juste dans nos ventres
Un nœud, une faim

Il fait roi l'esclave
Et peut damner les saints
L'honnête ou le sage
Et l'on n'y peut rien

Et l'on résiste on bâtit des murs
Des bonheurs, photos bien rangées
Terroriste, il fend les armures,
Un instant tout est balayé

Tu rampes et tu guettes
Et tu mendies des mots
Tu lis ses poètes
Aimes ses tableaux

Et tu cherches à la croiser
T'as quinze ans soudain
Tout change de base
Et l'on n'y peut rien

Il s'invite quand on ne l'attend pas
Quand on y croit, il s'enfuit déjà
Frère qui un jour y goûta
Jamais plus tu ne guériras

Il nous laisse vide
Et plus mort que vivant
C'est lui qui décide
On ne fait que semblant
Lui, choisit ses tours
Et ses va et ses vient
Ainsi fait l'amour
Et l'on n'y peut rien



JJ GOLDMAN




<vivi1>






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MessageSujet: Re: JEAN-JACQUES GOLDMAN .... TOUT UN POEME ....   Mer 3 Aoû - 0:04








Brouillard





Brouillard et matin
Blanches et froides mes mains
Le poids du sac aux épaules

Brumes dans la tête
Les secondes et les gestes
Le froid qui brûle et qui frôle

L'heure n'est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
Si tu ne sais pas où tu vas, l'habitude est là pour te le dire

Muscle qui fatigue
C'est l'outil qui te guide
Le feu l'acier qui imposent

Douces dans la tête
Des voix, loin, te répètent
Il y a des rêves qu'on ose

L'heure n'est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai, pour ne plus revenir

Je prendrais la nationale
Guidé par une évidence
Par une fièvre brutale et je partirai

Je prendrai les pluies du Sud
Pures et lourdes à bras le corps
Les tiédeurs et les brûlures et je renaîtrai
J'écouterai les secondes dans les pays arrêtés
Elles durent tout un monde, une éternité
Et quand j'atteindrai le terme quand le tour sera joué
Je n'aurai jamais plus jamais les yeux baissés

Oublier les visages
Regretter son sourire
Les larmes au coin de ses cils

Savoir briser partir
Pour ne jamais haïr
C'est tellement difficile

L'heure n'est plus aux projets, regrets passés, oubliés rêves et délires
La route est là, ton pas claque pour de vrai pour ne plus revenir




Jean-Jacques GOLDMAN













Elle ne me voit pas



Quand elle passe, elle efface comme un éclate
Devant un ciel c’est elle qu’on voit
Elle est si reine qu’elle ne mérite qu’un roi

Et je ne suis pas roi
Elle ne me voit pas

Quand elle danse, tout danse, ses reins ses bras
Près d’elle tout s’éclaire un peu, pourquoi ?
Elle a cette grâce que les autres n’ont pas

Tout ce que je n’ai pas
Elle ne me voit pas

Et moi, plus j’approche et plus je me sens maladroit
Plus je déteste mon corps et ma voix
Il est des frontières qu’on passe malgré des milliers de soldats
Mais les nôtres on ne les franchis pas

Il a de l’allure, des gestes délicats
La vie légère de ce monde-là
Il est aussi, tellement, tout ce qu’il n’est pas

Mais les femmes ne savent pas voir ces choses-là
Elle ne me voit pas

On peut changer tellement de choses si l’on veut, si l’on combat
Mais pas ces injustices-là

Quand elle passe, elle efface comme un éclate
Devant un ciel c’est elle qu’on voit
Elle est si reine qu’elle ne mérite qu’un roi

Un autre que moi
Je ne suis pas roi
Elle ne me voit pas




Jean-Jacques GOLDMAN












Jour bizarre




C'était un jour bizarre,
Un jour sans soleil et sans vent.
Il faisait doux,
Juste doux.
Dans une rue banale,
Une fille pas mal
Qui est passée, c'est tout
Et c'est tout.

On a croisé nos pas
Et croisé nos regards,
Comme des gens qui se regardent
Sans honte et sans espoir.
Ses jambes, ses genoux,
Sa taille et son sourire
Et un parfum si doux
Saisi juste avant de partir.

C'était un jour bizarre,
Un jour sans soleil et sans vent.
Il faisait doux,
Juste doux.
Dans une rue banale,
Une fille pas mal
Qui est passée, c'est tout
Et c'est tout.

Je me suis retourné
Pour voir où elle allait.
Je suis sur qu'elle savait que, de loin, je la regardais.
Ses cheveux fous, ses hanches,
Ses épaules et son cou,
Comment lui dire "Attends" sans qu'elle me prenne pour un fou ?

C'était un jour bizarre,
Un jour sans soleil et sans vent.
Il faisait doux,
Juste doux.
Dans une rue banale,
Une fille pas mal
Qui est passée, c'est tout
Et c'est tout.



Jean-Jacques GOLDMAN










Les nuits de solitude





On s'était dit : "Peut-être que c'est mieux.
On n'est pas forcément heureux à deux.
Séparons-nous, oublions si l'on peut.
Ça va être dur pendant un mois ou deux."

Un mois ou deux ou bien peut-être plus,
Réapprendre à vivre seul et tenir,
Rompre les liens serrés par l'habitude
Tout en attendant les moments, les pires.

Oh ces nuits, ces nuits de solitude,
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule,
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps,

Le matin que l'on a vu arriver,
Se lever sans réfléchir, s'habiller,
Sortir dans la rue, rencontrer des gens,
Sourir et oublier jusqu'au moment...

Oh ces nuits, ces nuits de solitude,
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule,
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps,

Se rencontrer par hasard et jouer,
Parler sans rien dire mais se regarder
Et puis ces heures devant le téléphone,
La tête dans les mains en attendant qu'ça sonne

Et ces nuits, ces nuits de solitude,
Les yeux ouverts, le plafond blanc, le bruit du temps
Qui passe et se bouscule,
Des images que l'on chasse mais qui reviennent tout le temps,




Jean-Jacques GOLDMAN












Quelque part, quelqu'un





Six planètes en plus de notre Terre
Six continents dans cinq océans
Douze mois pour une années entière
Cinq milliards de gens et tellement d'absents
Huit et un mois pour une grossesse
Douze apôtres et dix commandements
Quatre et deux piliers d'une sagesse
Et quelque part, sûrement, quelqu'un qui m'attend

Trente-six justes, autant de chandelles
Dans 500 millions de galaxies
Trois Glorieuses mais sept merveilles
Quatre saisons plus belles après Vivaldi
Cinq sens et sept plaies d'Egypte
Trois dimensions, quatre vérités
Vingt et quatre livres, une Bible
Et quelque part, sûrement, quelqu'un à aimer

Et je me fous bien des trois mousquetaires
De mes quatre ou cinq litres de sang
Mais je ferai plus de cent ans de guerre
Pour être à elle à deux cent pour cent
Des jours à Pékin, trois sifflets d'un train
Trois types de rencontres et sept nains
Sept samouraïs et 101 dalmatiens
Et quelque part, sûrement, rien qu'à moi quelqu'un

Six planètes en plus de notre Terre
Six continents dans cinq océans
Douze mois pour une année entière
Et quelque part, sûrement, quelqu'un qui m'attend
Quelqu'un qui m'attend...



Jean-Jacques GOLDMAN




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